Un point précis sur l'arbitrage ? Un record ? De l'insolite ?

 

Ici, vous retrouverez tout sur les règles du jeu, comment fonctionne les classements, le tennis d'hier et d'aujourd'hui...

 

Bonne lecture !

Le tennis est un sport de raquette qui oppose soit deux joueurs (on parle alors de simple) soit quatre joueurs qui forment deux équipes de deux (on parle alors de double).

 

Les joueurs utilisent une raquette cordée verticalement et horizontalement à une tension variant avec la puissance que l'on veut obtenir. Cette raquette, dont les matériaux peuvent varier, sert à frapper une balle en caoutchouc, remplie d'air et recouverte de feutre.

 

Le but du jeu est de frapper la balle de telle sorte que l'adversaire ne puisse la remettre dans les limites du terrain soit en marquant le point en mettant l'adversaire hors de portée de la balle, soit en l'obligeant à commettre une faute (si sa balle ne retombe pas dans les limites du court, ou si elle ne passe pas le filet).

 

Le match se gagne en remportant un maximum de points, de jeux, puis de sets, conformément aux règles du jeu, variables selon le sexe, l'âge, le tournoi…

LA NAISSANCE DU TENNIS

 

 

 

 

 

 

 

Joueuse de tennis en 1881

Le tennis est une adaptation anglaise du jeu de paume et plus particulièrement d'un jeu provençal ('tenes' signifiant «tiens» en provençal, avertissement que l'on dit à l'adversaire avant la mise en jeu). La première mise en jeu s'effectuant à quinze pas, puis trente, puis quarante, d'où la façon particulière de compter les points dans le tennis moderne.

 

À la suite de la Bataille d'Azincourt (1415), le Duc d'Orléans est emprisonné pendant deux décennies en Angleterre. À l’occasion de cette captivité à Wingfield dans le comté de Norfolk, le duc introduit en Angleterre le jeu de paume qu’il pratique presque quotidiennement.

 

Le tennis est né selon les sources entre 1858 et 1870, soit plus de quatre siècles plus tard. En 1858, le major Harry Gem esquisse une sorte de court de tennis sur le gazon de sa propriété : il joue un jeu assez similaire au tennis actuel.

 

Vers 1863 le Major Walter Clopton Wingfield, le descendant du châtelain de Wingfield, pratique aussi une sorte de tennis dans sa résidence à Londres.

 

Vers 1869 dans le Warwickshire, Harry Gem et son ami espagnol Augurio Perera expérimentent une nouvelle version du jeu qu'ils appelèrent d'abord pelota puis plus tard lawn rackets. Gem, Perera, Frederic Haynes et Arthur Tomkin forment un club à Leamington : c'est le premier club de lawn tennis du monde. C'est donc probablement Harry Gem qui a inventé le « tennis moderne » (issu du jeu de paume français) mais c'est Wingfield qui est passé à la postérité car il a commercialisé ce sport sous le nom de « Sphairistike » le 23 février 1874 mais il ne l'a pas inventé comme la légende le prétend. Le sphairistike est la conséquence du jeu de paume et de l’invention du caoutchouc qui permet de réaliser des balles pouvant rebondir sur l’herbe. C'est le chaînon manquant entre le jeu de paume et le tennis.

 

Le tennis en Angleterre a d'ailleurs pour nom Lawn Tennis (tennis sur herbe en anglais) tandis que le jeu de paume est désigné sous le nom Real Tennis (vrai tennis). Quand les Anglais empruntèrent le jeu de paume et sa terminologie, ils entendirent « Tenes », d'où « tennis ».

 

Il semble que le premier tournoi de tennis eut lieu en août 1876 sur un court aménagé dans la propriété de M. William Appleton à Nahant dans le Massachusetts et remporté par James Dwight. Suit le Tournoi de Wimbledon en 1877 du 9 au 16 (ou 19) juillet, futur Internationaux amateurs de Grande-Bretagne, qui est donc le plus vieux tournoi encore existant. La finale de la première édition se joue devant 200 spectateurs. L’Anglais Spencer Gore s’impose en simple messieurs (24 participants). À l’occasion de ce tournoi, les règles du sphairistike de Wingfield sont modifiées par les organisateurs qui deviennent, de fait, et pendant une décennie, la seule autorité en matière de tennis.

 

La France, jadis terre d'élection par excellence du jeu de paume, n'attend pas longtemps pour succomber aux charmes du tennis promu par Wimbledon. Dès 1878, le premier club de tennis est fondé en France à Dinard, en Bretagne. Dans le même temps, les premières parties ont lieu en Australie.

 

D'autres tournois suivent très vite : en 1878, un tournoi aurait été organisé au Montréal Cricket Club, et les premiers championnats amateurs d'Écosse eurent lieu en indoor sur bois cette même année, les Championnats amateurs d'Irlande débutèrent en 1879 au Fitzwilliam Club de Dublin, ceux de Bohême la même année et ceux de la colonie australienne du Victoria à Melbourne en 1880, chaque colonie australienne crée d'ailleurs son tournoi bien avant le 1er championnat national australien, organisé en 1905 et intitulé « Internationaux d'Australasie », futur Open d'Australie.

 

Les championnats des États-Unis sont organisés pour la première fois à Newport en 1881 (la 1ère édition réservée aux citoyens du pays est l'ancêtre de US Open). Le tennis est donc né sous l'ère victorienne avec des règles victoriennes : le sport dans ces conditions ne peut être pratiqué que comme un loisir par de riches aristocrates, donc sans besoin d'argent pour vivre, et ne peut donc faire l'objet d'une profession rémunérée. Ceci explique pourquoi les professionnels du tennis sont longtemps bannis du circuit traditionnel et considérés comme des pestiférés. De plus les responsables du tennis, très jaloux de leur autorité, un autre héritage de l'époque victorienne, ne souhaitent absolument pas avoir affaire à des joueurs professionnels indépendants de leur volonté : c'est ainsi une autre raison pour écarter les « pros » du circuit traditionnel.

 

Plus tard est créé en 1891 le Championnat de France de tennis qui devient véritablement international en 1925 sous le nom « Internationaux de France de tennis ».

 

En 1933, quand l'Australien Jack Crawford, qui a gagné les Internationaux amateurs d'Australie, de France à Roland Garros, de Grande-Bretagne à Wimbledon, atteint aussi la finale des Internationaux amateurs des États-Unis à Forest Hills, les journalistes John Kieran et Allison Danzig utilisent pour la première fois l'expression « Grand Slam » (tirée du brigde et aussi du golf) en évoquant une possible victoire de l'Australien dans les quatre tournois la même année.

 

Ces championnats commencent à prendre de l'importance car les quatre pays hôtes sont les seuls pays de l'époque qui ont remporté la Coupe Davis qui est la plus grande compétition amateur internationale pendant au moins quarante de 1920 à 1960 (elle désigne souvent le numéro 1 mondial amateur et a bien plus d'importance que Wimbledon ou Forest Hills). Cette compétition est créée par Dwight Davis en 1900 et oppose dans un premier temps uniquement les Îles Britanniques aux États-Unis. Il n'y a pas d'édition en 1901.

 

Puis d'autres pays souhaitent participer et jusqu'en 1973, seuls les quatre pays cités remportent cette compétition par équipes. En 1938, Donald Budge a l'idée de gagner les championnats des quatre pays vainqueurs de la Coupe : il est donc le premier joueur a tenter le Grand Chelem (Crawford n'avait aucune intention à l'origine d'aller aux États-Unis car notamment il souffrait du climat new-yorkais) et à le réussir. Ceci devient la véritable référence individuelle du tennis amateur dans les années 1950, plus précisément en 1956 lorsque Lew Hoad est à deux doigts (deux sets précisément) d'accomplir cet exploit.

 

Lorsque le tennis devient « Open » en 1968, le Grand Chelem devient le Graal de tous les joueurs. La version féminine de la Coupe Davis est la Coupe de la Fédération, mieux connue aujourd'hui sous le nom de « Fed Cup ».

LES PREMIERS CHAMPIONS

La rivalité, jadis très vive, entre amateurs et professionnels, n'a pas rendu possible, pendant longtemps, d'établir des classements objectifs des meilleurs joueurs. Les professionnels sont interdits jusqu'en mars 1968 de toute compétition organisée par la Fédération Internationale (Coupe Davis) ou par les Fédérations nationales (Internationaux des pays comme ceux du Grand Chelem…).

 

Néanmoins certaines comparaisons entre ces différents joueurs furent possibles (par exemple : en janvier 1963, Rod Laver, vainqueur du Grand Chelem en 1962, fut opposé aux deux meilleurs professionnels de 1962, Kenneth Robert Rosewall et Lewis Alan Hoad, dans le cadre d'une tournée en Australasie sur gazon : Laver a remporté deux matches et a subi… 19 défaites, indiquant clairement la suprématie des vieux professionnels) : il semble qu'à partir de 1948 le meilleur joueur du monde fut probablement toujours un joueur professionnel.

 

Depuis 1931, tous les plus grands champions de l'ère pré-« open » sont passés professionnels et, si on excepte Henri Cochet, ils ont tous atteint leur apogée dans le circuit pro : Bill Tilden, Henri Cochet, Ellsworth Vines, Fred Perry, Donald Budge, Bobby Riggs, Jack Kramer, Pancho Segura, Pancho Gonzales, Frank Sedgman, Tony Trabert, Ken Rosewall, Lew Hoad, Rod Laver.

L'ERE OPEN

En 1968, le tennis moderne et professionnel naît véritablement avec le début de l’ère Open.

 

Les quatre tournois du Grand Chelem, rendez-vous majeurs de la saison abandonnent leur statut de tournoi réservé aux amateurs, et ouvrent leurs portes aux joueurs professionnels.

 

Peu à peu, l'ensemble des joueurs de circuit se professionnalise. C'est à partir de cette date que l'on considère le tennis professionnel comme moderne ; l'ère des statistiques et des records commence.

 

La carrière de Martina Navratilova, débutée en 1973, fut marquée par l'utilisation de nouvelles techniques de préparations, avec une préparation physique et une préparation psychologique poussées, avec notamment l'utilisation de l'informatique pour analyser les matches et étudier les séquences de jeu. L'informatique tient à présent une place importante dans l'évolution des joueurs, puisque les entraîneurs l'utilisent même de nos jours à un niveau amateur.

 

La politique de dirigeants comme Philippe Chatrier, président de la Fédération internationale de tennis de 1977 à 1991, est déterminante sur le plan international, mais plutôt mal préparée au plan national.

 

En effet, si le tennis quitte son habit de sport pour privilégiés et devient accessible, la mise en place d'une opération dénommée « 5000 courts », lancée par Philippe Chatrier et la Fédération Française de Tennis, aura pour effet de déstabiliser économiquement les clubs existants en France en créant des micros-clubs composés d'un ou deux terrains sans réelle structure d'accueil ; l'effet de saupoudrage en termes d'adhérents se fera ressentir pendant des décennies et sera à l'origine de la crise du tennis français.

 

Le tennis se démocratise et compte plus d'un million de licenciés en France depuis le début des années 1980.

 

L'exploit majeur du tennis masculin comme féminin demeure le Grand Chelem : gagner les quatre tournois majeurs la même année. Don Budge l'a réussi mais à une époque où tournois amateurs et professionnels étaient séparés ; l'Australien Rod Laver a réussi l'exploit de le réaliser à deux reprises : en 1962, mais aussi en 1969 sous l'ère « Open » alors que tous les joueurs étaient réunis sur un circuit mondial (l'ère Open démarre pour le tennis en 1968), ce qui constitue un authentique exploit. Les femmes sont plus nombreuses à l'avoir réalisé, avec notamment l'Australienne Margaret Smith Court en 1970, et l'Allemande Steffi Graf en 1988.

ORIGINE HISTORIQUE DE LA MARQUE DES POINTS

La comptabilité singulière du tennis est également tributaire du jeu de paume provençal. Cette façon de compter, vient de pénalités obligeant le jouer à reculer à quinze, trente et quarante pas, au fur et à mesure de l'avancement du jeu.

 

D'autres hypothèses ont été avancées pour chercher, a posteriori, à justifier ce comptage particulier, par exemple un comptage par multiple de quinze, issu tout droit du Moyen Âge où le chiffre 60 était le symbole numérique le plus répandu. À l’époque, on comptait le temps (60 minutes) et l’argent (un denier d’or valait 15 sous) de cette façon.

 

L’expression «deuce» serait un emprunt culturel au système comptable du jeu de paume. Rendu à égalité, l’arbitre déclarait «à deux», ce qui signifiait que les joueurs étaient à deux points (consécutifs) de gagner le jeu. Ce «à deux» répété par des bouches anglaises aux Français, prit la forme écorchée de «deuce». Cet usage est pratiqué dès le Moyen Âge en jeu de paume.

 

D'autres hypothèses ont été émises pour expliquer ce système. Chronologiquement, la première hypothèse avancée date de 1431. Le juriste flamand Jan Van den Berghe publie Le Jeu de paume moralisé. Pour expliquer la manière de compter, il énonce une explication pieuse : le joueur qui marque un point est assimilé à un juste et voit sa récompense multipliée par 15. Autre piste, les paris, qui étaient courants lors des rencontres de jeu de paume. Certains numismates font alors remarquer que la monnaie française comprenait depuis 1340 le double d'or qui valait 60 sous et le denier d'or qui valait 15 sous. Les joueurs auraient pris l'habitude de compter les points en valeur monétaire, c’est-à-dire en multiple de 15.

 

Toutefois, l'étude des lettres de rémission montre que les enjeux n'atteignaient pas souvent des sommes aussi importantes. Au début du XVIème siècle, Erasme avoue dans ses Colloques, que la manière de compter les points au jeu de paume est un mystère, dont même les joueurs parisiens ont perdu le souvenir.

 

Malgré cet avis d'Érasme qui apparaît définitif, que reprennent les encyclopédistes du XVIIIème siècle, d'autres hypothèses, plus ou moins fantaisistes, sont énoncées depuis la fin du XVIème siècle.

 

Selon le témoignage de Jean Goselin, libraire du roi de France en 1579, cette façon de compter se rapporterait à l'astronomie et au système sexagésimal utilisé pour les calculs d'angles. Chaque signe physique est divisé en 60 degrés, diviser un signe physique en quatre parts donne 15 degrés par part.

 

Pour Charles Delahaye, joueur de paume au XIXème siècle, 15 représente une distance de 15 pieds. La ligne de service et le filet sont séparés de 60 pieds, soit quatre fois 15 pieds. Charles Delahaye dit avoir assisté à une partie où les points n'étaient pas comptés, mais que le vainqueur du point avançait à chaque fois de 15 pieds jusqu'à ce qu'il atteigne le filet et remporte alors le jeu.

LES REGLES

Dans une rencontre de simple comme de double, chaque joueur sert à tour de rôle pendant la durée d'un jeu. Le joueur qui sert doit impérativement être placé derrière la ligne de fond de court au moment où il frappe son service. Le serveur possède en outre deux services : s'il manque le premier, souvent frappé avec un certain risque, il bénéficie d'une seconde balle de service, en général frappée avec davantage de précaution. Le receveur, en revanche peut se placer où il le souhaite sur le court pour retourner le service. Il lui est néanmoins interdit d'intercepter à la volée (c’est-à-dire sans laisser de rebond) le service de celui qui sert. Après que les deux personnes ont touché la balle, le point peut commencer.

 

La plupart du temps, il est nécessaire de remporter deux sets afin de gagner la partie. La seule exception est celle des matches du tableau masculin des tournois du Grand Chelem, qui se jouent en trois sets gagnants.

 

Pour gagner une manche, il faut être le premier à marquer six jeux avec au moins deux jeux d'écart, dans le cas contraire la manche se poursuit. Les scores possibles pour remporter un set sont ainsi : 6/0, 6/1, 6/2, 6/3, 6/4 et 7/5 (si les deux joueurs n'ont pu se départager au bout de dix jeux).

 

Si les deux joueurs n'ont pas été en mesure de se départager au cours des douze premiers jeux (donc à égalité à 6/6), ils disputent un jeu décisif (« tie-break » en anglais), qui vaut un jeu, et permet donc de remporter la manche 7/6. En revanche, dans les tournois du grand chelem, exception faite de l'US Open, chez les hommes comme chez les femmes, il n'y a pas de jeu décisif dans la manche décisive (la cinquième chez les hommes, la troisième chez les femmes), et le match n'est remporté que lorsque l'on parvient à avoir deux jeux d'avance sur l'adversaire; par exemple 8/6, 9/7, 10/8, etc.

 

L'invention du « jeu décisif » date de 1970, soit deux ans après le début de l'ère open. La finalité de ce jeu était d'empêcher des matches interminables, car il arrivait à l'époque que des sets soient gagnés sur le score de 29/27 par exemple.

 

Le principe du jeu décisif est assez simple. Les joueurs servent à tour de rôle. Celui qui débute ne sert qu'une fois de droite à gauche, puis son adversaire sert deux fois de suite, de gauche à droite, puis de droite à gauche, et ainsi de suite. Le gagnant de la manche est le premier joueur à atteindre sept points avec au moins deux points d'écart (ex : 7/2, 7/5, 9/7…). La set est alors gagnée sur le score de 7-6.

 

Chez les joueurs les plus jeunes, les règles de jeu sont assouplies. En effet, jusqu'à l'âge de onze ans, en France, une manche est gagnée lorsqu'un joueur atteint 5 jeux avec deux jeux d'avance sur son adversaire. En cas d'égalité à 4 jeux partout, les joueurs se départagent également avec un « jeu décisif ».

 

Dans le jeu en double, le match se déroule au meilleur des trois sets, il faut donc remporter les deux sets pour remporter le match. Si les deux équipes remportent chacune un set, par exemple : 6-3 3-6 ; on procède à un "super tie break" de dix points pour départager les deux équipes opposées : il est considéré comme set décisif. Le "super tie break" se déroule de la même façon que le "jeu décisif", il faut donc remporter dix points avec au moins deux points d’écart (ex : 10/5, 10/7, 11/9…).

 

Une manche se remporte donc en marquant un certain nombre de jeux. Comme mentionné ci-dessus, chaque joueur sert à tour de rôle, pendant la durée d'un jeu. Afin de remporter un jeu, il est nécessaire de marquer au moins quatre points, soit sur son service lorsque l'on sert, soit sur le service adverse lorsque l'on reçoit. Il est donc possible, soit pour le serveur, soit pour le receveur de remporter un jeu, même si théoriquement, le serveur est avantagé par rapport au receveur. Si les deux adversaires marquent trois points, on a une situation d'égalité, expliquée ci-après.

Lors d'un jeu, voici la manière dont les points sont décomptés :

 

- zéro ("love" en anglais) : pour aucun point marqué dans le jeu

- quinze : pour un point marqué

- trente : pour deux point marqué

- quarante : pour trois point marqué

 

Lorsque les deux joueurs ont marqué trois points, (donc à 40/40), il y a égalité. Celui qui marque le point suivant obtient un « avantage ». Pour remporter le jeu, un joueur qui a l'avantage doit marquer un autre point. Si c'est le joueur qui n'a pas l'avantage qui marque le point suivant, on revient à égalité, et ainsi de suite jusqu'à ce que l'un des deux joueurs remporte le jeu.

 

Chez les jeunes enfants âgés au plus de 11 ans, la règle de l'avantage n'existe pas. C'est la règle du « No-ad » (« No advantage ») qui s'exerce. Le joueur qui reçoit choisit sa zone de retour de service pour le point décisif (toujours à 40-40).

 

Concernant l'arbitrage, on donne toujours le score du serveur en premier. Par exemple, si le serveur marque trois points contre deux à son adversaire, le score est 40/30. Dans le cas contraire, le score est 30/40. Il en est de même au niveau des « avantages », lorsqu'il y a égalité dans un jeu. Lorsque c'est le serveur qui a l'avantage, l'arbitre annoncera « avantage » puis le nom du joueur ou de la joueuse. En double, l'arbitre annoncera le nom du serveur ou du relanceur. Toutefois, en cas de Championnat par équipe ou d'équipes nationales (Coupe Davis ou Fed Cup, par exemple), le nom du club ou du pays est alors donné.

QUESTIONS SUR L'ARBITRAGE

Si une balle est dégonflée à la fin d'un point, est-ce qu'il faut rejouer le point ?

Réponse : si la balle est dégonflée et non pas crevée, le point ne sera pas rejoué

 

Peut-il y avoir plus d'une série de cordes sur l'une des faces de frappes de la raquette ?

Réponse : non, la règle précise clairement une série, et non des séries, de cordes entrecroisées

 

Le cordage d'une raquette peut-il être muni d'un système amortissant les vibrations et, dans l'affirmative, où doit-il être placé ?

Réponse : oui mais ce système ne peut être placé qu'en dehors de la surface où les cordes s'entrecroisent

 

En cours de jeu, un joueur casse accidentellement les cordes de sa raquette : peut-il continuer à jouer avec cette raquette ?

Réponse : oui

 

Les deux joueurs (ou équipes) ont-ils le droit de modifier le choix si l'échauffement est interrompu ou les joueurs quittent le terrains ?

Réponse : oui. Le résultat du 1er tirage au sort reste valable mais les joueurs (ou équipes) ont la possibilité de faire un nouveau choix

 

Dans une partie de simple, le serveur peut-il se tenir au moment de servir, derrière la ligne de fond de court qui se trouve dans le prolongement du couloir de double ?

Réponse : non

 

Le serveur peut-il avoir l'un ou les 2 pieds ne touchant pas le sol ?

Réponse : oui

 

Après avoir lancé la balle en l'air pour le service, le serveur décide de ne pas frapper et la rattrape dans sa main. Y a t-il une faute ?

Réponse : non, un joueur qui lance une balle et décide ensuite de ne pas la frapper, a le droit de la rattraper dans sa main ou avec sa raquette ou de la laisser rebondir

 

Au cours d'une partie de simple disputée sur un terrain équipé de poteaux et de piquets de simple, la balle servie touche un piquet de simple et tombe ensuite dans le bon carré de service. Y a t-il faute ?

Réponse : oui

 

Est-ce qu'un joueur perd le point si, avant ou après la frappe de balle, il dépasse la ligne imaginaire qui se trouve dans le prolongement du filet ?

Réponse : dans les 2 cas, le joueur ne perd pas le point pourvu qu'il ne touche pas le camps adverse

 

Un joueur a t-il le droit de sauter par-dessus le filet, dans le camp de l'adversaire, alors que la balle est en jeu ?

Réponse : non, le joueur perd le point

 

Un joueur lance sa raquette sur la balle qui est en jeu. La balle et la raquette atterrissent toutes deux dans le camp de l´adversaire et celui-ci ne parvient pas à atteindre la balle. Quel joueur gagne le point ?

Réponse : Le joueur qui a jeté sa raquette sur la balle perd le point

 

Une balle qui vient d'être servie touche le relanceur ou, pour une partie de double, le partenaire du relanceur avant qu´elle ne touche le sol. Quel joueur gagne le point ?

Réponse : Le serveur gagne le point, à moins que le service ne soit let

 

Un joueur qui se trouve en dehors des limites du court frappe la balle ou la rattrape avant qu´elle ne rebondisse et réclame le point sous prétexte que la balle serait de toute façon sortie du court

Réponse : Le joueur perd le point, sauf si son retour est bon, auquel cas l´échange continue

 

Un joueur relance une balle qui touche alors un piquet de simple et tombe dans les limites du bon côté du court. Est-ce un bon retour ?

Réponse : Oui. Toutefois, si la balle touche le piquet de simple au service, il y a faute au service

 

Une balle en jeu heurte une autre balle restée dans le bon côté du court. Quelle décision doit-on prendre ?

Réponse : Le jeu se poursuit. Toutefois, si l’arbitre n’est pas certain que c’est la balle en jeu qui a été retournée, un let doit être annoncé

 

Est-ce qu’une double frappe involontaire est considérée comme un acte qui gêne l’adversaire ?

Réponse : non

 

Un joueur déclare avoir interrompu le jeu parce qu’il pensait que son ou ses adversaires avaient été gênés. Y a-t-il gêne ?

Réponse : Non. Le joueur perd le point

 

Une balle heurte un oiseau qui passe au-dessus du court. Y a-t-il gêne ?

Réponse : Oui. Le point est rejoué

 

Au cours d’un échange, une balle ou un objet qui se trouvait en début d’échange du côté du court du joueur vient gêner le joueur. Y a-t-il gêne ?

Réponse : non

 

En double, où doivent se tenir le partenaire du serveur et le partenaire du relanceur ?

Réponse : Le partenaire du serveur et le partenaire du relanceur peuvent se tenir n’importe où de leur côté du filet, à l’intérieur ou à l’extérieur du court. Cependant, si un joueur gêne le ou les adversaires, la règle de la gêne sera appliquée

CHALLENGES

Depuis 2006, les joueurs et joueuses peuvent avoir recours à un système d'images de synthèse retraçant la trajectoire et surtout le point d'impact de la balle, appelé « Hawk-Eye » (« œil de faucon ») afin de contester une décision arbitrale qu'ils jugent erronée. Plusieurs règles s'appliquent à l'usage de ce moyen :

 

- Le challenge doit être demandé immédiatement après le coup présumé juste par l'arbitrage, mais vu faute par le joueur, ou vu faute par l'arbitrage mais considéré juste par le joueur

 

- Le joueur dispose de trois challenges au début de chaque set (manche), plus un si le jeu va jusqu'au Tie break. Si son appréciation d'un point ou d'une faute est erronée, il perd à chaque fois l'un de ses challenges.

 

- Si le corps arbitral annonce une balle faute alors qu'elle était bonne, le coup doit être rejoué, pour autant que l'adversaire ait été jugé en mesure de renvoyer la balle. Par exemple, si le joueur A frappe une balle qui est signalée faute par erreur, on tient compte alors de la position du joueur B par rapport à la balle au moment de l'impact. Si le joueur B était manifestement trop loin pour renvoyer la balle, le point est accordé au joueur A. Dans le cas contraire, le point est rejoué (le serveur sert alors avec une première balle, même si le point avait été engagé par une seconde balle).

 

- Si, lors d'un échange, l'un des joueurs voit une balle faute non-signalée, il peut interrompre l'échange et demander le challenge. Si la balle est faute, le point lui est accordé, si la balle est bonne, le point est accordé à l'adversaire.

 

- Si, pour une raison indéterminée, le système Hawk Eye devait ne pas fonctionner, la décision arbitrale prévaudrait.

 

En raison du coût élevé de ce système, rares sont les tournois qui l'emploient. De plus, seuls les courts principaux le possèdent, ce qui peut conduire à une certaine forme d'injustice vis-à-vis des joueurs mal classés, obligés de jouer sur des courts annexes dépourvus du Hawk-Eye.

LES FAUTES

On distingue plusieurs types de fautes au tennis. Une balle sera par exemple annoncée faute (ou « out » en anglais) lorsqu'elle ne retombe pas dans les limites du terrain (les lignes étant situées à l'interieur du terrain). Le point est alors accordé à l'adversaire.

 

Lorsque la balle tombe dans le filet, du côté du joueur qui a frappé la balle, le point est également accordé à l'adversaire, mais il n'est pas nécessaire d'annoncer faute. L'arbitre ne doit d'ailleurs pas signaler une balle qui tombe dans le filet comme « faute ».

 

Le service doit être frappé en diagonale de telle sorte que la balle tombe dans le carré de service. Si la balle ne tombe pas dans le carré de service lors de la mise en jeu, l'arbitre annonce « faute », et le serveur doit, soit servir une seconde balle si la faute survient sur le premier service, soit accorder le point à l'adversaire si la faute survient sur la seconde balle de service. Lorsque les deux services sont fautes (ils ne tombent pas dans les carrés de service, ou tombent dans le filet), on parle de « double faute ». Le point est alors accordé au receveur.

 

Lorsqu'au service, la balle touche la bande du filet et retombe dans le carré de service où le joueur était censé servir, l'arbitre annonce « let », la balle n'est pas faute, et le joueur peut rejouer le service. En revanche, si la balle du serveur touche la bande du filet et tombe en dehors du carré de service, la balle est annoncée faute, et le joueur doit soit passer à sa seconde balle, soit accorder le point à l'adversaire selon qu'il a frappé une première ou une seconde balle.

 

Une faute plus complexe concerne le serveur. En effet, pour effectuer un service valable, il est nécessaire que la balle soit frappée avant que le joueur ne franchisse la ligne de fond de court. Ainsi, lorsque le joueur frappe son service, et a déjà une partie de son corps qui touche le sol à l'intérieur du court ou bien lorsque le serveur "mord" la ligne de fond de court au moment de son lancer de balle, le service est refusé. Le joueur peut alors soit frapper une seconde balle de service (si sa faute a été commise sur la première balle), soit accorder le point à l'adversaire si cette faute survient sur la deuxième balle. Cette faute, assez rarement signalée car difficile à juger, est nommée « faute de pied ». La « faute de pied » est également valable sur un plan latéral : le serveur doit se trouver du bon côté du terrain de telle sorte à servir dans une diagonale. Si le serveur sert à droite, il doit se tenir dans la partie gauche du terrain (et inversement) sans être dans le prolongement du couloir.

LE COURT ET L'EQUIPEMENT

Le court

Le court de tennis correspond à l'aire de jeu. Ses dimensions sont très précises en raison des mesures anglaises d'origine, en yards. Il doit obligatoirement posséder des lignes peintes avec une peinture blanche, afin de faciliter leur lisibilité. Les courts de tennis se déclinent en plusieurs surfaces, qui sont abordées dans la suite de l'article. Chaque surface possède ses caractéristiques propres (rapidité, rebond) ce qui contribue à la diversité des jeux possibles.

 

Comme présenté sur l'image ci-dessus, le court de tennis doit être de 23,77 mètres (soit 26 yards) de long pour 8,23 mètres (9 yards) de large. Cela représente donc 11,89 mètres (13 yards) de longueur de chaque côté du filet, et 8,23 mètres de largeur pour une rencontre de simple, où les couloirs latéraux ne sont pas comptabilisés.

 

Pour le jeu en double, deux couloirs de 1,37 mètre sont ajoutés. La largeur du court de double est donc de 10,97 mètres (12 yards). Sur le terrain, on retrouve cinq sortes de lignes différentes :

  • Les lignes de fond à chaque extrémité, une marque indique le milieu de cette ligne ;
  • Les lignes de service parallèles au filet qui délimitent le carré de service placées à 6,40 mètres (7 yards) du filet ;
  • La médiatrice au filet qui divise en deux le carré de service ;
  • Les lignes de côté en simple qui délimitent la zone de jeu pour une partie en simple ;
  • Les lignes de côté en double qui délimitent la zone de jeu pour une partie en double.

Il existe aussi des dimensions concernant la distance au fond du court et sur les côtés : des espaces de 5,50 mètres au fond et de 3,05 mètres sur les côtés (il s'agit des distances minimales imposées par la Fédération française de tennis dans les clubs).

Le filet

Sa hauteur est fixée aux extrémités à 1,07 mètre, sa hauteur à son centre 0,914 m maintenue à l'aide d'un régulateur.

 

Le régulateur est constitué d'une sangle blanche d'une largeur de 5 cm au maximum. Le système de fermeture du régulateur doit garantir le maintien de cette hauteur constante pendant une durée de quatre heures.

 

Le filet doit être de couleur sombre et la bande de filet de couleur blanche avec une dimension de 10 à 13 cm, rabattue de chaque côté du filet.

 

Le filet est soutenu par deux poteaux ayant une section carrée ou ronde d'une largeur maximum de 10 cm. L'axe de ces poteaux est placé à 0,914 m à l'extérieur des lignes latérales du court. Lorsqu’une partie de simple est jouée sur un court équipé d'un filet de double, deux piquets hauts de 1,07 m sont placés dans les couloirs à 0,914 m à l'extérieur des lignes de simple (soit aux 2/3 du couloir).

La raquette

La raquette fut inventée au début du XVIème siècle pour pratiquer le jeu de paume. Elle se décline désormais en dizaines de modèles, destinés à tous les types de joueurs, et aux compositions parfois radicalement différentes.

 

Jusqu'en 1963 et l'invention de la raquette en acier par Lacoste, le tennis se pratique avec une raquette en bois, le dernier vainqueur d'un tournoi du Grand Chelem avec ce type d'équipement est Yannick Noah à Roland Garros en 1983 sur terre battue. On dit toujours de nos jours faire un bois quand on frappe la balle avec le cadre de la raquette.

 

L'innovation principale de ces dernières années réside dans les matériaux qui sont utilisés dans la conception du cadre (partie rigide de la raquette), et qui ont permis de gagner à la fois en puissance et en légèreté, rendant le jeu de plus en plus confortable.

 

Parmi les matériaux utilisés, on retrouve ainsi le graphite, le titane, l'acier, l'acier, etc. Les différents équipementiers proposent également de nombreux concepts visant à faciliter le jeu (réduction des vibrations, puissance et contrôle optimisés…).

 

Il faut savoir que si les gammes et les technologies évoluent régulièrement, la plupart des joueurs de très haut niveau conservent leur ancien modèle de nombreuses années, maquillé à l'occasion par leurs sponsors pour ressembler aux derniers modèles disponibles.

 

De plus, leurs raquettes sont spécialement adaptées à leur demande (poids, rigidité, longueur) et n'ont donc plus grand chose à voir avec celles disponibles dans le commerce.

 

On peut adapter la raquette selon ses besoins par exemple : bien équilibré, lourd en tête (en ajoutant du plomb), ou plus lourd dans le manche.

 

La taille du manche de la raquette est aussi variable.

 

La taille du tamis peut varier de manière importante en apportant des caractéristiques spécifiques, ainsi un petit tamis (580 cm2) apportera du contrôle au détriment de la puissance, alors qu'un grand tamis (645 cm2) apportera de la puissance plutôt que du contrôle.

 

On ajoutera à cela la rigidité du cadre qui influera fortement sur les paramètres de puissance et de contrôle. Un petit cadre combiné avec une forte rigidité donnera une raquette taillée pour la précision. Le choix de ces combinaisons dépendent essentiellement des joueurs et du type de jeu qu'ils pratiquent. Ainsi Federer joue avec une raquette petit tamis, très rigide et un profil de cadre fin, avec un cordage relativement peu tendu (entre 23 et 25 kg selon les tournois). Nadal lui, possède une raquette grand cadre plutôt légère (300 g environ), avec un cordage spécifique pour la prise d'effet.

Le cordage

Une raquette n'est en outre pas constituée que du cadre. Le choix du cordage est également très important pour le joueur. « Le cordage, c'est l'âme de la raquette » disait Arthur Ashe.

 

Il existe de très nombreux modèles de cordages, fabriqués dans des matériaux différents (boyau de bœuf, matières synthétiques), disponibles dans plusieurs jauges et aux caractéristiques propres (puissance, confort, contrôle, stabilité de la tension…).

Les balles

Les balles sont des sphères en caoutchouc, remplies d'air. Elles sont recouvertes de feutre, et doivent impérativement être jaunes ou blanches dans les compétitions officielles (la plupart du temps jaunes).

 

Leur composition peut varier en fonction du type de joueur qui va les utiliser (joueur loisir, régulier ou intensif, adulte ou jeune). La différence se fera surtout au niveau de la longévité. Les balles de compétition sont en effet le plus souvent à pression, avec une qualité de rebond et de jeu optimale, mais une durée de vie assez limitée (de l'ordre de deux ou trois matchs chez des joueurs de loisir). À Roland Garros les balles sont changées tous les 7 jeux.

 

La balle de tennis doit avoir un diamètre compris entre 6,350 et 6,668 cm, et sa masse doit varier entre 56,7 et 58,5 grammes. Lâchée de 254 cm de hauteur et tombant sur une base en béton, la balle doit rebondir entre 134,62 et 147,32 cm.

 

À l'origine, les balles étaient blanches, mais le jaune s'est imposé afin d'offrir plus de visibilité aux téléspectateurs, car a l'époque la télé était en noir et blanc. Les balles blanches sont cependant toujours autorisées.

L'habillement

Au début du siècle, le tennis évolue plus vite que la mode vestimentaire. Ainsi, les joueurs viennent jouer avec leurs cravates, leurs bustiers ou encore leurs flanelles. Puis, peu à peu, des robes apparaissent et les joueuses rivalisent de standing en s'affichant avec des vêtements de plus en plus élégants.

 

La Française Suzanne Lenglen libère alors le corps sportif de la femme, en devenant une icône de mode, la « divine ».

 

Les vêtements n'ont cessé d'évoluer depuis le début des année 80, devenant de plus en plus légers et confortables ; shorts et chemises chez les hommes, qui succèdent aux polos inspirés par René Lacoste, robes chez les femmes, qui portent progressivement des shorts et des débardeurs.

 

L'arrivée de tissus nouveaux, tels que le polyester à la fin des années 90 permet de gérer au mieux la transpiration, rendant les vêtements plus confortables encore. Les tenues les plus fréquentes actuellement sont polo et short chez les hommes, débardeur et short chez les dames, cependant, le débardeur masculin et la robe restent appréciés par certains joueurs.

 

Devant l'arrivée de grands équipementiers dans le tennis, des règles ont été mises en place concernant la taille des logos autorisés sur les shorts, polos, jupes, robes…

Les surfaces de jeu (revêtements de sol)

Un match de tennis se joue sur un court, dont le revêtement peut varier. En effet, il existe différentes surfaces de jeu, dont les caractéristiques sont très variables, d'une part en ce qui concerne la vitesse de la balle (certaines surfaces sont lentes, d'autres très rapides), d'autre part la “qualité” du rebond (rebond bas, ou rebond haut).

On distingue ainsi quatre types de surfaces principales.

  • Les surfaces dures (Rebound Ace, Decoturf, béton ou quick) que l'on retrouve dans la plupart des clubs, sont en principe des surfaces rapides. En revanche, la qualité du rebond est variable. Le principal avantage des surfaces rapides résulte du peu d'entretien qu'elles nécessitent, mais en contrepartie, les surfaces dures sont exigeantes physiquement, et demandent de bons appuis. Il existe également des dalles en polypropylène clipsables ayant des performances relativement similaire aux autres surfaces rapides.
  • La terre battue, surface du tournoi de Roland-Garros et de la plupart des grands tournois d'Europe, est une surface composée d'une chape de calcaire recouverte de brique pilée ou de pierre pilée. Cette surface demande un entretien important car elle craint le gel, le vent et la pluie. Il existe des surfaces améliorées homologuées « terre battue » consistant en une chape souple hors gel, ne craignant pas la pluie, recouverte de brique pilée et nécessitant beaucoup moins d'entretien. La lenteur de la surface « terre battue » a tendance à favoriser les longs échanges, les contre-pied ou les amortis ce qui explique que les matches sur terre battue soient en principe plus longs et ludiques. En contrepartie, les articulations des joueurs sont moins sollicitées physiquement, et les glissades spectaculaires.
  • Le gazon, surface rare demandant un entretien très important, est une surface ultra-rapide (même si la vitesse a été réduite au cours de ces dernières années) avec un rebond très bas. Le gazon est ainsi une surface qui favorise le tennis d'attaque (service, volée), permettant de conclure l'échange relativement rapidement.
  • Les surfaces synthétiques (moquette), utilisées en salle (indoor) : Gerflor, Taraflex, Greenset, quelquefois parquet. Ces surfaces sont très rapides, et leurs caractéristiques sont proches de celles des surfaces dures. Elles ne se rencontrent que rarement dans les clubs, car elles nécessitent un entretien important et elles sont surtout très chères par rapport aux autres surfaces.
  • Le gazon synthétique (basic turf, olympus, melcbourne, ...) est une surface légèrement plus rapide que la terre battue.
  • La terre battue synthétique (caoutchouc). Cette surface offre un jeu similaire à celui de la terre battue.
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LES PRINCIPAUX EFFETS AU TENNIS

Le tennis est une discipline dont les coups de base : le coup droit, le revers et le service peuvent être appuyés par des effets imprimés à la balle, et qui font évoluer le comportement de celle-ci. Voici les principaux effets du tennis moderne.

Le jeu à plat

Le jeu à plat ne correspond pas à un effet à proprement parler, mais il demeure très utilisé sur toutes les surfaces. Une balle frappée à plat va passer assez près du filet. C'est l'effet qui offre le plus de vitesse, car la trajectoire de la balle est assez rectiligne. Les frappes à plat sont neutres au niveau de la vitesse après le rebond, celle-ci diminuant en moyenne de 50 %, contre 25 % pour le lift et 75 % pour une balle coupée. Les frappes à plat sont utilisées en attaque comme en défense, et permettent la plupart du temps à un joueur en position d'attaque de terminer le point. Les balles à plat sont celles que l'on retrouve le plus sur les surfaces rapides qui favorisent un tennis d'attaque, où la puissance des joueurs peut s'exprimer le mieux. Ce type de frappe comporte néanmoins un risque plus important de faute par rapport au lift.

Le lift

Le lift est un effet très utilisé chez les joueurs de tous niveaux, car il est relativement simple à exécuter et procure plusieurs avantages.

 

Son principal attrait tient à la sécurité qu'il procure par rapport au filet, car une balle liftée et tournoyante suivra une trajectoire bombée par rapport à une balle à plat.

 

En outre, cette même rotation imprimée à la balle lui permet de retomber plus rapidement qu'une balle frappée avec un autre effet, et de perdre moins de vitesse après le rebond (la vitesse de la balle diminuera seulement de 25 %). Une autre application efficace du lift est le lob (balle de défense qui vise à passer l'adversaire au filet) car un lob lifté va s'élever très rapidement, et retomber assez vite dans le court. Bien exécuté, il permet donc de passer un joueur au filet.

 

Le lift est un effet utilisé en attaque comme en contre-attaque. Sur une balle courte, il permet d'accélérer avec une marge de sécurité importante, mais peut aussi permettre de changer de rythme.

 

Chez les joueurs professionnels, le lift est utilisé quasiment en permanence, même si cela ne semble pas perceptible : les balles totalement à plat ne sont en effet utilisées que pour terminer le point. En outre, certaines surfaces prennent mieux le lift que d'autres ; la terre battue permet par exemple aux grands lifteurs de prendre l'avantage dans de longs échanges, alors que sur gazon, où le rebond est beaucoup plus bas, le lift est moins employé, ou en tout cas moins efficace.

Coups coupés et effet "rétro"

Une balle coupée est une balle qui va être frappée, avec un mouvement de rotation de l'avant vers l'arrière. Une balle coupée aura ainsi tendance à être ralentie avant et après le rebond (où la vitesse de la balle diminue de 75 %), et à s'écraser (rebond le plus haut dans des conditions similaires).

 

Un coup coupé confère cependant une certaine sécurité, car la balle est bien contrôlée. Le coup le plus facile à couper reste le revers, car le mouvement de raquette du haut vers le bas se fait de façon assez naturelle de ce côté.

 

Utilisé le plus souvent en défense, le coup coupé permet de se sortir de situations difficiles, ou de casser le rythme après un échange dominé par le lift ou les coups à plat.

 

Il est également possible de couper en coup droit, surtout en bout de course, mais le coup droit coupé reste souvent un coup défensif (ou une amortie), alors qu'en revers, il peut être utilisé pour monter au filet, ou réaliser un passing shot.

 

L'effet rétro est une variante très marquée du coup coupé, où le joueur va vraiment venir frotter la balle de l'avant vers l'arrière. Ce coup est souvent utilisé sur des balles amorties, particulièrement sur terre battue, afin de gêner l'adversaire dans sa course.

LES EFFETS AU SERVICE

Le slice

Le terme de slice est appliqué la plupart du temps au service. Un service slicé est, fondamentalement, un service coupé, même si les caractéristiques de ces deux types d'effets ne sont pas totalement identiques.

 

Une balle slicée (« tranchée » en français) est frappée sur le côté, de telle sorte qu'un mouvement de rotation diagonal lui est imprimé. La trajectoire d'un service slicé ne sera pas rectiligne, contrairement à celle d'un service à plat, et la balle en vol aura tendance à suivre une trajectoire courbée. En outre, après le rebond, une balle slicée aura tendance à s'écraser avec rebond assez bas, et à partir sur le côté.

 

Le slice est un effet très utilisé sur toutes les surfaces. Il s'agit d'un effet relativement simple à donner au service en comparaison de l'effet lifté. C'est pour cette raison que de nombreux joueurs l'utilisent sur leur seconde balle de service, afin de mieux assurer cette dernière.

 

En effet, l'effet slicé permet de donner à la balle une trajectoire curviligne, tout en permettant une marge de sécurité importante. Un service slicé est en outre généralement moins puissant qu'un service à plat. Il s'agit d'une arme particulièrement efficace sur le gazon où le rebond est déjà plus bas que sur d'autres surfaces, car il permet de faire sortir l'adversaire du terrain, et donc de s'ouvrir le court.

 

Si l'adversaire n'utilise pas la même main que le serveur, le slice est souvent joué sur son revers, coup qui est souvent le point faible des joueurs. Le service slicé est de plus une arme très utilisée par les gauchers, étant donné qu'il est joué sur le côté « avantage », donc sur un point déterminant. En général le slice s'applique beaucoup sur les deuxiemes balles.

Le service lifté (ou kické)

Le service lifté est sans doute celui qui requiert le plus de pratique et de technique. En effet, le lift est un effet qui nécessite de mettre la balle en rotation d'arrière en avant, ce qui est difficile à réaliser lorsqu'il s'agit de la frapper à l'arrêt et au-dessus de la tête.

 

Mais en compensation de ces difficultés techniques, le service lifté, et sa variante kickée sont extrêmement efficaces, surtout en seconde balle.

 

En effet, la rotation imprimée à la balle lui permet de plonger beaucoup plus vite une fois le filet franchi, ce qui permet de lui donner beaucoup de vitesse. Un service lifté réussi aura ainsi tendance à passer assez haut au-dessus du filet avant de plonger, puis à rebondir très haut du fait de l'effet de la balle.

 

La variante kickée du service lifté consiste à donner à la fois un effet lifté et un effet légèrement latéral à la balle, de telle sorte que celle-ci s'élève et se décale sur le côté après le rebond. La grande majorité des joueurs de haut niveau utilisent le service lifté sur leur seconde balle, car la marge de sécurité avec le filet est importante, et parce que le service lifté, une fois maîtrisé, se contrôle très facilement.

 

En première balle, un service très lifté peut déstabiliser un adversaire en le contraignant à frapper la balle en hauteur, parfois même au-dessus de l'épaule, ce qui est particulièrement difficile en revers, coup visé par le kick lorsque l'on joue contre quelqu'un de la même main que soi.

LE SYSTEME DE CLASSEMENT

Le classement est attribué par la Fédération à l'issue de chaque saison. On le calcule à partir du bilan de chaque joueur, en accord avec les matches qu'il a joués.

 

Ainsi, un joueur classé à un échelon donné (N) obtiendra un certain nombre de points selon qu'il battra un joueur classé à l'échelon N+2 (150 points), N+1 (100 points), N (50 points), N-1 (30 points), etc.

 

Ainsi, conformément à un barème pré établi, un joueur peut passer du classement N au classement N+1, N+2, etc. s'il possède le nombre de points nécessaires, mais aussi être relégué au classement inférieur s'il n'obtient pas les points nécessaires à son maintien à un classement donné.

 

D'autre part, lors du calcul des points en fin de saison, c'est le nouveau classement de l'adversaire qui doit être pris en compte compliquant ainsi un peu plus les calculs. Il faut aussi retenir que pendant la saison, il y a des classements intermédiaires. Cela vous donne votre classement d'avance avant la fin de la saison.

Concernant la montée à l'échelon supérieur, il faut non seulement le nombre de points nécessaires à l'accession au niveau supérieur, mais aussi le nombre de points nécessaires au maintien à ce classement.

 

Par exemple, un joueur classé 30/2 et désirant monter au niveau 30/1 doit dans un premier temps obtenir les points nécessaires à la montée (en l'occurrence 450).

 

Pour être harmonisé ensuite à ce classement, son bilan de victoires est recalculé, en considérant ainsi que le joueur est 30/1. Cela signifie par exemple qu'une victoire sur un 30/1 qui valait 100 points lors du premier calcul vaudra seulement 50 points lors du recalcul, conformément au barème expliqué ci-dessus. C'est alors s'il obtient le nombre de points de maintien (en l'occurrence 235) tel qu'harmonisé au classement 30/1, avec lequel il débutera la saison suivante.

En France, le système de classement peut paraître assez compliqué aux néophytes :

  • Le joueur débutant commence avec le statut de non classé (ou NC).
  • Viennent ensuite les joueurs de quatrième série : 40 (nouveauté de la saison 2007-2008) puis 30/5, 30/4, 30/3, 30/2, 30/1.
  • La troisième série commence ensuite par le classement 30, puis 15/5, 15/4, 15/3, 15/2, 15/1.
  • On retrouve ensuite la seconde série, où le classement devient une sorte de concours, le nombre de classements disponibles étant limité. Autrement dit, il ne suffit pas d'avoir les points suffisants pour monter. Après le classement 15, on retrouve donc 5/6, 4/6, 3/6, 2/6, 1/6 puis 0. (le classement 0 est donc plutôt valorisant !).
  • Ensuite, les joueurs entrent dans la catégorie des "négatifs", avec les classements -2/6, -4/6, -15 puis -30. On se rapproche alors du niveau professionnel, qui nécessite d'entrer au classement ATP (pour les hommes) ou WTA (pour les femmes), avec des points obtenus dans les tournois homologués.

Pour la petite histoire, ce classement découle en fait du système de comptage des points. En effet, à l'origine, un handicap fut créé afin d'équilibrer dans les différentes épreuves organisées les chances des compétiteurs les uns par rapport aux autres, compte tenu des divers niveaux de chacun. La base de ce handicap fut appelée niveau 0.

 

La hiérarchie des différents niveaux de jeu, et l'application qu'il en résultait, dans une rencontre contre un joueur de niveau 0, était la suivante :

  • le joueur de niveau 1/6 partait 1 jeu sur 6 avec 1 point de bonification, c'est-à-dire qu'il démarrait le jeu en question avec un score de 15/0 en sa faveur,
  • le joueur de niveau 2/6 partait 2 jeux sur 6 avec 1 point de bonification,
  • le joueur de niveau 3/6 partait 3 jeux sur 6 avec 1 point de bonification,
  • le joueur de niveau 15 débutait tous les jeux avec un score de 15/0 en sa faveur,
  • le joueur de niveau 15/1 partait avec 2 points de bonification 1 jeu sur 6, soit un score de 30/0 en sa faveur et 5 jeux sur 6 avec un seul point de bonification, soit un score de 15/0,
  • le joueur de niveau 15/2 partait 2 jeux sur 6 avec 2 points de bonification (30/0 en sa faveur) et 4 jeux sur 6 avec un seul point (15/0),
  • ainsi de suite pour les niveaux 15/3, 15/4, 15/5,
  • le joueur de niveau 30 recevait 2 points de bonification (30/0 en sa faveur) à tous les jeux du set (6 jeux sur 6).

Pour les niveaux de jeu négatifs, le même principe était appliqué, mais avec une pénalisation au lieu d'une bonification. Ainsi, toujours dans le cas d'une rencontre avec un joueur 0 :

  • le joueur -2/6 partait avec 1 point de pénalité, 2 jeux sur 6, soit un score de 15/0 en sa défaveur,
  • le joueur -4/6 : 1 point de pénalité, 4 jeux sur 6,
  • le joueur -15 : 1 point de pénalité 6 jeux sur 6, soit tous les jeux du set sur un score de 15/0 contre lui.

LES CLASSEMENTS PROFESSIONNELS

Le haut niveau se compose donc de deux circuits principaux :

 

- le classement WTA, classement mondial féminin

- le classement ATP, classement mondial masculin

 

remis à jour chaque semaine, et qui recensent les résultats obtenus lors des 12 derniers mois de compétition.

 

Parallèlement à ce classement qui sert de référence (notamment pour l'attribution des têtes de séries dans les tournois) on retrouvait le classement « Race » (qui a existé de 2001 à 2008 chez les hommes, et de 2006 à 2008 chez les femmes) qui recensait les résultats obtenus au cours de la saison. Un joueur ou une joueuse qui réalisait un très bon début de saison pouvait ainsi se retrouver au sommet du classement Race, et beaucoup plus loin au classement référence (ou technique). À la fin de la saison, ces deux classements se rejoignaient évidemment.

LES GRANDS CHAMPIONS...

... d'hier

Depuis le début du XXème siècle, qui a été marqué par l'apparition de nombreux tournois qui existent toujours de nos jours, de très nombreux joueurs et joueuses se sont illustrés.

 

Ainsi, jusqu'au début de l'ère Open en 1968, plusieurs champions ont marqué l'histoire du tennis. Les plus illustres d'entre eux sont sans doute l'américain Bill Tilden et l'australien Rod Laver, le premier ayant remporté dix tournois du Grand Chelem, et le second ayant réalisé deux des trois Grands Chelems à ce jour.

 

Après le début de l'ère Open, qui a été marqué par une professionnalisation du tennis, de nouveaux champions se sont illustrés. Parmi ces joueurs et joueuses exceptionnels, on peut citer :

 

 

l'Américain Pete Sampras, recordman à son époque de victoires en Grand Chelem avec 14 titres.

 

 

Le Suédois Björn Borg, sextuple vainqueur de Roland Garros et quintuple vainqueur de Wimbledon

 

 

L'Américain Jimmy Connors, vainqueur de 8 tournois du Grand chelem et de 109 tournois homologués par l'ATP (record absolu)

L'Américain André Agassi, premier joueur de l'ère Open à avoir remporté les quatre tournois du Grand Chelem sur quatre surfaces différentes et ex-détenteur du record de titres en Masters Series avec 17 réalisations (record battu par Rafael Nadal qui détient actuellement le record avec 19 titres remportés)

 

John Mc Enroe a dominé le tennis au début des année 80. Il a fait partie des joueurs qui ont marqué l'Histoire, notamment par sa personnalité et son caractère. Son palmarès n'est pas énorme avec quand même sept victoires en Grand Chelem, mais à sa meilleure époque, les meilleurs joueurs n'allaient pas forcément à l'Open Australie, lointain et mal placé dans le Calendrier

 

 

 

L'Allemande Steffi Graf, qui a remporté 22 tournois du Grand Chelem et réalisé le Grand Chelem en 1988

 

 

 

L'Australienne Margaret Smith Court, qui a remporté 24 tournois du Grand Chelem et réalise le Grand Chelem en 1970

... et d'aujourd'hui

Roger Federer détient le record de titres du Grand Chelem (16) ainsi que du nombre de semaines consécutives à la 1ère place ATP (237) et le nombre de demi-finales consécutives en Grand Chelem (23). Il a gagné 4 Open d'Australie, 1 Roland Garros, 6 Wimbledon et 5 US Open. Il a également remporté 5 Masters Cup, 17 Masters 1000 ainsi que le titre olympique en double avec Stanislas Wawrinka aux JO de Pékin. Il est souvent considéré comme le meilleur joueur de l'histoire de ce sport

Rafael Nadal détient le record de victoires en Masters 1000 (19), celui de victoires consécutives sur terre battue (81, interrompue par Federer le 20 mai 2007). Il a remporté la Coupe Davis avec l'Espagne, 6 Roland Garros, ainsi que la médaille d'or aux JO de Pékin. Il a remporté Wimbledon en 2008. En 2009, il remporte l'Open d'Australie et de nouveau Wimbledon en 2010. En 2010, il remporte également l'US Open et devient le 7e joueur de l'histoire à remporter les 4 titres du Grand Chelem et le premier joueur de l'histoire à réaliser le Grand Chelem Ocre

Andy Roddick (Etats-Unis), n°1 mondial pendant treize semaines. Il a remporté l'US Open en 2003 et a participé à quatre autres finales du Grand Chelem (Wimbledon 2004, 2005 et 2009, US Open 2006), toutes perdues face à Roger Federer. Il a également le deuxième record du service le plus rapide avec 249,4 km/h, détrôné par Ivo Karlovic avec ses 251 km/h servi le 5 mars 2011. Il réalise également à chacun de ses matchs un nombre élevé d'aces ou de services gagnants

Novak Djokovic (Serbie) a remporté 23 trophées en simple, dont quatre titres majeurs : 2 Open d'Australie (2008 et 2011), Wimbledon en 2011 et la Masters Cup. En 2011 il a enchaîné 41 victoires consécutives, stoppé par Roger Federer. Il remporte la Coupe Davis en 2010 avec la Serbie contre la France. Sa victoire à Wimbledon 2011 lui a permis d'atteindre la 1ère place mondiale. Il apparaît comme un rempart à Roger Federer et à Rafael Nadal

 

Andy Murray (Ecosse) a remporté 16 tournois en simple, dont 4 Masters 1000 (Masters de Cincinnati 2008, Masters de Madrid 2008 et Masters du Canada 2009) et a atteint la finale de l'US Open en 2008 et celles des Open d'Australie 2010 et 2011. Tant qu'il n'a pas gagné de grand chelem, il ne peut être considéré comme une menace sérieuse aux trio Novak Djokovic, Rafael Nadal, Roger Federer

Juan Martin del Potro (Argentine), révélation de la saison 2008 en remportant consécutivement quatre tournois (Stuttgart, Kitzbuhel, Los Angeles, Washington) durant l'été. Quart de finaliste à l'US Open en 2008 et à l'Open d'Australie en 2009, puis demi-finaliste à Roland-Garros en 2009, il s'impose à l'US Open 2009 face à Roger Federer à seulement 20 ans

Robin Söderling (Suède) s'est mis en valeur en battant Nadal en 8ème de finale de Roland-Garros (2009). Il perdit ensuite en finale contre Federer. En 2010, il réussit un nouveau coup de force en battant Federer en 1/4 de finale et atteignit de nouveau la finale (défait contre Nadal). Il a remporté 6 tournois, dont 1 Masters 1000 (Paris-Bercy en 2010) et a atteint 2 fois la finale de Roland-Garros consécutivement.

Gustavo Kuerten (Brésil) surnommé "GUGA", a été n°1 mondial pendant 43 semaines en 2001. Chouchou du public français, il remporte à 3 reprises Roland-Garros en (1997, 2000, 2001). Une grave blessure à la hanche l'a fortement diminué de 2001 à 2004 et malgré deux opérations (2002 et 2006), la douleur persiste, et son niveau de jeu ne revient pas. En 2008, il décide de mettre un terme à sa carrière. Il est le seul sud-américain à avoir atteint la 1ère place mondiale

 

 

Lleyton Hewitt (Australie), n°1 mondial pendant 80 semaines en 2001 et 2002. Vainqueur à Wimbledon et à l'US Open, il cherche aujourd'hui à retrouver son meilleur niveau

 

David Nalbandian (Argentine), qui a remporté le Masters en 2005, et s'affiche comme un vainqueur potentiel sur toutes les surfaces (demi-finaliste dans les quatre tournois du Grand Chelem, finaliste de Wimbledon en 2002)

 

Serena Williams (Etats-Unis). Vainqueur des 4 tournois du Grand Chelem, Serena remporte les 4 levées consécutivement entre 2002 et 2003. Elle compte 39 tournois à son palmarès (en simple), dont treize titres du Grand Chelem et 2 Masters. Comme sa sœur Venus Williams et Maria Sharapova, elle privilégie la puissance, au toucher.

 

 

Venus Williams (Etats-Unis). Venus a remporté 43 titres en simple. Elle possède notamment à son palmarès 7 tournois du Grand Chelem (dont 5 Wimbledon), 1 titre olympique en 2000 et les Masters de 2008.

Kim Clijsters (Belgique). Elle a remporté 4 titres du Grand Chelem en simple (US Open 2005, 2009, 2010 et Open d'Australie 2011) et 2 en double (Roland-Garros et Wimbledon) en 2003, 3 Masters (2002, 2003 et 2010), 1 Fed Cup, et a connu la place de n° 1 mondiale simultanément en simple et en double. Elle a atteint les finales de l'Open d'Australie 2004, de Roland-Garros en 2001 et 2003 et de l'US Open 2003. Elle compte à son palmarès, 41 tournois en simple et 11 en double

Marie Sharapova (Russie). Elle a réussi là où toutes les autres Russes ont échoué, c'est-à-dire remporter 3 tournois du Grand Chelem : Wimbledon en 2004 à seulement 17 ans, l'US Open en 2006 et l'Open d'Australie en 2008. Elle a également été n°1 mondiale. Absente de la compétition fin 2008 et début 2009 en raison d'une blessure à l'épaule droite, elle a repris la compétition en mars 2009. Elle compte 22 titres en simple dont un Masters 2004

Svetlana Kuznetsova (Russie). Numéro 2 mondiale suite à l'US Open 2007 où elle a atteint la finale, cette Russe, âgée de 24 ans, révélée à l'US Open 2004 où, alors n° 9 mondiale, elle avait remporté le titre à la surprise générale. Elle compte également 1 titre de Grand Chelem obtenu à Roland-Garros en 2009 et 12 tournois en simple.

 

 

Ana Ivanovic (Serbie). Ancienne n°1 mondiale, elle a obtenu son premier titre en Grand Chelem à Roland-Garros en 2008. Elle a auparavant disputé 2 finales en Grand Chelem, toutes deux perdues (Roland-Garros 2007, finale perdue contre Justine Henin et l'Open d'Australie 2008, finale perdu contre Maria Sharapova). Elle compte 8 titres à son palmarès.

Jelena Jankovic (Serbie). Elle s’est révélée en 2006 après une 1/2 finale à l’US Open, après une période de grande galère où elle n’a pas gagné un seul match en 10 tournois. Elle compte 1 finale à l'US Open (2008), 3 demi finales à Roland-Garros, une 1/2 finale à l'Open d'Australie, et 12 titres WTA. Elle a été n°1 mondiale 1 semaine (2008), sans avoir disputé la moindre finale du Grand Chelem dans sa carrière, ce qui constitue une 1ère, hommes et femmes confondus

Les championnes récemments retirées de la compétition

Justine Hénin (Belgique). N° 1 pour la première fois en 2003, la Belge possède un palmarès des plus complets, seul Wimbledon manque à son palmarès en Grand Chelem. Elle a remporté 43 tournois (dont 7 en Grand Chelem, 2 Masters et 1 médaille d'or Olympique en 2004) en simple, 1 Fed Cup (2001) et a occupé la 1ère place du classement WTA pendant 117 semaines (jusqu'au 14 mai 2008), lorsqu'elle prend sa retraite à seulement 25 ans. En 2009, elle a annoncé néanmoins son retour à la compétition pour janvier 2010, retour qui s'est avéré gagnant puisqu'elle a atteint la finale de l'Open d'Australie et a gagné Stuttgart et Rosmalen. Le 26 janvier 2011, elle met un terme définitif à sa carrière suite à une blessure au coude.

Martina Hingis (Suisse). Elle est devenue n°1 mondiale à seulement 16 ans et 6 mois (mars 1997), record absolu. Elle a survolé le circuit féminim, et tout gagné à l'exception de Roland-Garros. Malgré 209 semaines passées à la 1ère place mondiale, elle ne trouve plus de solutions, face aux nouvelles reines du circuit, qui sont à l'époque les soeurs Williams et Jennifer Capriati et prend sa retraite en 2002 à seulement 22 ans ! Elle revient en janvier 2006 et finit la même année 7e mondiale. Elle prend sa retraite (cette fois définitive) en 2007 après avoir été contrôlée positive à la cocaïne

 

Lindsay Davenport (Etats-Unis). Elle possède à son palmarès 55 tournois en simple dont 3 tournois du Grand Chelem (US Open 1998, Wimbledon 1999 et Australie 2000), une médaille d'or Olympique (1996) et 1 Masters (1999), ainsi que 38 titres en double (Roland Garros 96, US Open 97 et Wimbledon 99). Elle a par ailleurs été n° 1 mondiale en simple et en double. Elle était l'ancienne rivale de Martina Hingis. De retour en septembre 2007 après avoir donné naissance à son fils, à l'âge de 31 ans, elle se retire une nouvelle fois de la compétition (2009) pour donner naissance à sa fille

Mary Pierce (France) a à son palmarès 18 titres, dont 2 du Grand Chelem (Australie en 1995 et Roland-Garros en 2000). N°3 mondiale le 30 janvier 1995, elle a dû faire face à de nombreuses blessures. Retombée à la 130e place en 2002, à force de courage et de détermination, elle réalise en 2005 sa plus belle saison en atteignant 2 finales (Roland-Garros et US Open). Elle atteint également la finale du Masters et finie l'année n° 5 mondiale. En 2006, elle se tord violemment le genou au Tournoi de Linz. Âgée de 34 ans, cette blessure compromet fortement la suite de sa carrière

Amélie Mauresmo (France). Vainqueur en Australie et à Wimbledon (2006), elle domine le circuit à la fin de l'année 2005 et toute l'année 2006, et ne sera dépossédée de la place de n°1 mondiale qu'en fin d'année. Elle compte 25 titres en simple, dont un titre du Masters et 2 titres du Grand Chelem. Elle a également remporté une Fed Cup et obtenu une médaille d'argent Olympique (en 2004, finale perdue contre Justine Hénin). Elle met officiellement un terme à sa carrière en décembre 2009.

 

Elena Dementieva (Russie). Elle compte 16 titres WTA. Elle a été vice-championne olympique en 2000 puis championne Olympique en 2008, le titre le plus prestigieux de sa carrière. Elle s'est également illustrée en Grand Chelem en 2004, atteignant la finale de Roland-Garros et de l'US Open. Elle se retire du circuit à la fin de la saison 2010.

Les joueuses et joueurs français

du top 100 (au 29/03/2014)

 

 

 

 

RICHARD GASQUET (9ème)

 

 

 

 

JO-WILFRIED TSONGA (11ème)

 

 

 

 

GAËL MONFILS (24ème)

 

 

 

 

GILLES SIMON (27ème)

 

 

 

Benoit Paire (31ème)

 

 

 

 

 

MICHAËL LLODRA (36ème)

 

 

 

 

JULIEN BENNETEAU (53ème)

 

 

 

 

ADRIAN MANNARINO (83ème)

 

 

 

 

ERIC PRODON (85ème)

 

 

 

 

EDOUARD ROGER-VASSELIN (98ème)

 

 

 

 

 

MARION BARTOLI (9ème)

 

 

 

 

PAULINE PARMENTIER (74ème)

 

 

 

 

MATHILDE JOHANSSON (76ème)

 

 

 

 

VIRGINIE RAZZANO (85ème)

 

 

 

 

ALIZE CORNET (95ème)

LES TOURNOIS DU GRAND CHELEM

Les tournois du Grand Chelem sont les quatre tournois majeurs du calendrier professionnel : Open d'Australie, Internationnaux de France, Tournoi de Wimbledon et US Open.

 

Ces tournois se déroulent sur deux semaines et les joueurs et joueuses s'affrontent tous les deux jours. Les tableaux masculin et féminin regroupent 128 joueurs chacun, parmi lesquels 32 têtes de série (déterminées par le classement technique), des joueurs issus des qualifications, et des joueurs invités, qui reçoivent une wild-card. La principale différence entre les tournois du grand chelem et les autres tournois du calendrier réside dans le fait que les rencontres se disputent au meilleur des cinq sets chez les hommes, ce qui donne parfois lieu à des rencontres très longues.

 

Les tournois du grand chelem regroupent toutes les catégories de joueurs, ainsi, les différents tournois qui ont lieu lors de chaque grand chelem sont : simple hommes, simple femmes, double hommes, doubles femmes, doubles mixte, junior garçons et junior filles.

LES MASTERS 1000

Les Masters 1000 sont une série de 9 tournois annuels qui se déroulent en Europe ou en Amérique du Nord, organisés par l'ATP. Ils furent mis en place en 1990 sous le nom de « Super 9 ». Ils prirent ensuite le nom de « Masters Series ». On les connaît maintenant sous le nom de « Masters 1000 ».

 

Moins prestigieux que les Grands Chelems, ils constituent la deuxième catégorie des types de tournois et rapportent plus de points que les tournois annexes. À la fin de chaque saison, les huit meilleurs joueurs du monde s'affrontent à l'occasion du Masters de tennis masculins.

LES AUTRES TOURNOIS

Les ATP 500 series

QUELQUES RECORDS !

Records de titres et de victoires

Chez les hommes, Jimmy Connors détient le record absolu de tournois remportés en simple durant l'ère « Open » avec 105 titres entre 1972 et 1992. L'exceptionnelle longévité de Jimmy Connors au plus haut niveau (jusqu'à 40 ans passés) explique ce record difficilement battable aujourd'hui.

 

Avant l'ère « Open », Rod Laver est le recordman absolu de toute l'histoire du tennis avec au moins 185 titres (188 selon l'historien du tennis professionnel avant l'ère « Open », Robert Geist).

 

Chez les femmes, c'est Martina Navratilova qui détient le record de tournois remportés en simple, enregistré par la WTA, avec 167 titres (contre 177 en double et 10 en double mixte). Elle devance sa rivale américaine Chris Evert Loyd qui a remporté 154 titres et l’Allemande Steffi Graf qui totalise 107 titres.

 

Connors et Navratilova détiennent également les records du nombre de matchs remportés en simple avec respectivement 1 225 rencontres gagnées selon l'ATP et 1 442 rencontres gagnées selon la WTA.

Records en Grand Chelem

Les records de titres obtenus dans les tournois du Grand Chelem est détenu par Roger Federer (16 titres) devant Pete Sampras (14 titres) chez les hommes et par Margaret Smith Court (24 titres) qui devance Steffi Graf (22 titres) chez les femmes.

 

Les records de titres successifs dans les tournois du Grand Chelem sont détenus par Donald Budge (6 titres amateurs de Wimbledon 1937 à Forest Hills 1938) chez les hommes et par Margaret Smith Court, Martina Navratilova et Steffi Graf (6 titres respectivement de 1969 à 1971, en 1983-1984 et en 1995-1996) chez les femmes.

 

Les records de titres obtenus dans un même tournoi du Grand Chelem sont détenus depuis le début de l'ère Open par :

  • Rafael Nadal (7 titres), et Chris Evert (7 titres) à Roland-Garros
  • Pete Sampras (7 titres) et Martina Navratilova (9 titres) à Wimbledon
  • Jimmy Connors, Pete Sampras et Roger Federer (5 titres) et Chris Evert (6 titres) à l'US Open
  • André Agassi et Roger Federer (4 titres) et Serena Williams (5 titres) à l'Open d'Australie

 

Les records de titres consécutifs obtenus dans un même tournoi du Grand Chelem sont détenus depuis le début de l'ère Open par :

  • Rafael Nadal (7 titres) et Monica Seles et Justine Henin (3 titres) à Roland-Garros
  • Björn Borg et Roger Federer (5 titres) et Martina Navratilova (6 titres) à Wimbledon
  • Roger Federer (5 titres) et Chris Evert (4 titres) à l'US Open
  • Ken Rosewall, Ivan Lendl, André Agassi et Roger Federer (2 titres) et Evonne Goolagong, Steffi Graf, Monica Seles, Serena Williams et Martina Hingis (3 titres) à l'Open d'Australie.

 

Seuls cinq joueurs et joueuses ont réalisé le Grand Chelem : Donald Budge en 1938 et Rod Laver qui signa deux fois l'exploit en 1962 et 1969 chez les hommes et Maureen Connolly en 1953, Margaret Smith Court en 1970 et Steffi Graf en 1988 chez les femmes. L'allemande y a ajouté, la même année, la médaille d'or olympique.

 

Chez les hommes, l'Américain André Agassi, le Suisse Roger Federer et l'Espagnol Rafael Nadal sont les seuls joueurs de l'histoire du tennis à avoir gagné les 4 tournois du Grand Chelem sur 4 surfaces différentes : Rebound Ace à l'Open d'Australie, terre battue à Roland Garros, gazon à Wimbledon et Decoturf à l'US Open.

 

Le record de temps séparant deux titres successifs en Grand Chelem par un même joueur (ou joueuse) est détenu par Rod Laver : 5 ans et 8 mois entre l'US amateur à Forest Hills 1962 et Wimbledon Open 1968, ceci s'explique par le fait que les professionnels étaient interdits de tournois du Grand Chelem avant 1968 : Rod Laver a disputé (et perdu) son premier match professionnel le 5 janvier 1963 contre Lew Hoad.

Records concernant la 1ère place mondiale

L'Allemande Steffi Graf est restée le plus grand nombre de semaines (non consécutives) en tête du classement mondial. Elle a en effet occupé la place de numéro 1 pendant 377 semaines.

 

Le record masculin est détenu par l'américain Pete Sampras avec 286 semaines passées à la place de numéro 1 mondial (suivi par Roger Federer avec 285 semaines). Roger Federer est le joueur qui est resté numéro 1 le plus longtemps consécutivement avec 237 semaines.

Gains de tournois

Mark Edmondson est le joueur le plus mal classé à avoir remporté un tournoi du

grand Chelem depuis le début de l'ère Open. Il était en effet classé 212e mondial lors de sa victoire à l'Open d'Australie en 1976

 

Tommy Haas est le joueur le moins bien classé à gagner un titre sur le circuit ATP au tournoi de Houston en 2004, alors qu'il était classé 349e mondial.

 

Chez les dames, la joueuse la moins bien classée à avoir gagné un tournoi sur le circuit féminin est Angélique Widjaja, qui était 579e quand elle a gagné le Tournoi de Bali en 2001. Kim Clijsters a gagné l'US Open 2009 alors qu'elle bénéficiait d'une wild card. De plus elle n'était pas encore classé à la WTA.

Vitesse de service

Le Croate Ivo Karlovic détient le record de vitesse au service, avec une balle frappée à 251 km/h, à l'occasion d'un double de la Coupe Davis le 5 mars 2011.

 

L’Américain Andy Roddick détenait l'ancien record, avec une balle frappée à 249,4 km/h, à l'occasion de la Coupe Davis en 2004. Ivo Karlovic est aussi recordman du plus puissant second service à 231 km/h.

 

Chez les femmes, c'est Samantha Stosur (née le 30 mars 1984 à Brisbane) qui détient le record de vitesse au service, avec une balle frappée à 208 km/h lors de l'édition 2010 de Roland Garros. Elle bat l'ancien record de Venus Williams qui avait frappé la balle à 207,6 km/h lors du premier tour de l'US Open 2007.

Nombre d'aces

Le match opposant le français Nicolas Mahut et l'américain John Isner à Wimbledon juin 2010 détient le record du plus grand nombre d'aces dans un match : 215, dont 112 aces pour Isner (qui détient donc le record du nombre d'ace, pour un joueur, dans un match) contre 103 pour Nicolas Mahut.

Le match le plus long

Nicolas Mahut a disputé, avec l'Américain John Isner, le match de tennis le plus long de l'ère Open (même avant l'introduction du tie-break). Lors du Tournoi de Wimbledon 2010 leur rencontre a duré trois jours.

 

Le 22 juin 2010, quatre sets ont été disputés, en 2 heures 48 minutes (6-4, 3-6, 6-7, 7-6). Le 23 juin, le cinquième set a duré toute la journée (7 h 06), avant d'être interrompu par l'arrivée de la nuit. Le score était alors de 59-59. Le 24 juin la fin du cinquième set a duré 1 heure 11 minutes et se termine par la victoire de l'Américain John Isner face à Nicolas Mahut avec un score de 70-68 pour l'Américain. Le score total est donc de 6-4, 3-6, 6-7, 7-6, 68-70 avec une durée totale de 11 heures et 5 minutes.

 

Le précédent record du nombre de jeux dans un cinquième set en grand chelem datait de l'Open d'Australie 2003, où lors du quart de finale entre Andy Roddick et le marocain Younès El Aynaoui le score a atteint 21-19 à l'avantage de l'américain.

 

Le précédent record de durée d'un match de tennis masculin était détenu par Fabrice Santoro et Arnaud Clément en 2004 6-4, 3-6, 7-6, 3-6 et 16-14, en 6 h 33 sur la terre battue de Roland-Garros, surface bien plus favorable à de longs échanges que le gazon anglais de Wimbledon.

Nombre de participations

La Japonaise Ai Sugiyama détient le record du nombre de participations consécutives aux tournois Grand Chelem. Elle a en effet enchaîné 62 participations consécutives à raison de 4 par an depuis Wimbledon 1994, devançant le Sud-Africain Wayne Ferreira, avec 56 participations consécutives, et la Française Nathalie Dechy, qui a enchaîné 54 participations d'affilée.

 

Depuis l'Open d'Australie 2010, le Français Fabrice Santoro détient le record du nombre de participations non consécutives aux tournois du Grand Chelem (70). Il devance Martina Navratilova, qui a participé à 67 tournois du Grand Chelem entre 1973 et 1994.

Victoires consécutives et autres

Rafael Nadal est, depuis mai 2007, le recordman des victoires consécutives sur une seule surface (terre battue) : 81, Roger Federer ayant mis un terme à cette série au Masters d'Hambourg (2/6, 6/2 et 6/0). La série de Nadal avait commencé au printemps 2005. Le précédent record était détenu par John McEnroe avec 75 victoires en indoor entre 1983 et 1985.

 

Le Serbe Novak Djokovic est le plus jeune joueur de l'ère Open à avoir atteint les demi-finales des quatre tournois du Grand Chelem.

 

Le Français Richard Gasquet est le plus jeune joueur de l'ère Open à avoir remporté un match dans un Masters serie (aujourd'hui Masters 1000), en 2002, à Monte-Carlo, alors qu'il était âgé d'exactement 5 780 jours, soit un peu moins de 16 ans, devançant ainsi de 29 jours son dauphin, Rafael Nadal.

 

La Belge Justine Henin a participé aux 4 finales des tournois du Grand Chelem en 2006. Elle ne remporta qu'un seul des quatre trophées, celui de Roland Garros. Elle abandonne tout d'abord à l'Open d'Australie pour problèmes gastriques et s'incline 6 mois plus tard à Wimbledon contre Amélie Mauresmo, ce qui offre à la Française ses deux seules victoires en Grand Chelem de sa carrière. Hénin perdra l'US Open face à Maria Sharapova qui, à 19 ans, remporte son deuxième tournoi du grand chelem à Flushing Meadows. Venus Williams a réussi un grand chelem inédit entre Roland Garros 2002 et l'Open d'Australie 2003 : celui des finales perdues, toutes contre sa sœur Serena.