Un brin d’histoire du CASCOL TENNIS

 

Naissance du club dans les années 1940 au Champ d’Asile, un peu au delà du Parc de la Bachasse, 2 courts de tennis en terre battue. Le président était Mr Pelletier, cadre des ateliers d’Oullins, qui avait amené-là ses collègues.

Le tennis n'était pratiqué que par «  l’élite ».

Transfert de l’activité tennis vers la fin des années 50 sur le site actuel 100 bd Emile Zola, sur les terrains appartenant à la SNCF, sur lequel était bâti le château de Navarre où était logé le chef des ateliers d’Oullins Machines. Le dernier a l’avoir habité était Mr Chckowitz jusqu’en 1960. Après lui, le château a été abandonné à cause de son inconfort. La partie supérieur du domaine a été revendu (la pente derrière le Cascol), le château démoli par l’acquéreur qui a fait construire un immeuble.

Dans la partie inférieure plane du terrain, occupée précédemment par des jardins, le club a aménagé 2 puis 4 courts de tennis en argile. A cette époque, seuls les cheminots y avaient accès. Le président était Mr Rochet, chef d’atelier, qui utilisa assez largement la main d’œuvre gratuite des cheminots des ateliers. C’est lui qui, sans aucun moyen financier, fut le constructeur du stade tel que nous le connaissons aujourd‘hui. C’est la raison pour laquelle le stade porte son nom. Il utilisa les compétences et les moyens des personnes « bien placées » tel que Mr Vimal Dumonteil, colonel directeur de L’Arsenal d’Irigny (aujourd’hui Renault) à qui l’on doit pour une bonne partie la construction de la partie maçonnerie du chalet (vestiaires, douches). Les adhérents cheminots participèrent physiquement avec pelles et brouettes à l’aménagement des courts, notamment pour la couche drainante faite avec des scories en provenance des ateliers, et l’implantation des piquets (tube de chaudière de locomotive) maintenant les grillages.

Le chalet lui-même fut acheté en 1964, d’occasion, au constructeur Joly Potus qui l’avait exposé à la foire de Lyon. Les fonds nécessaires furent réunis par les adhérents CASCOL TENNIS qui acceptèrent d’avancer trois ans de cotisations.

C'est vers 1966 que furent aménagés les deux courts du haut (5 et 6) avec l’aide des pelleteuses de Mr Reymond, ingénieur de la société Colas .

Une école de tennis pour les jeunes fut créée à cette époque avec le détachement d’un cheminot des ateliers, Mr Turrel. C’est à cette époque que fut institué le tennis corporatif, aujourd’hui le tennis entreprise, qui vit véritablement rentrer les classes populaires dans ce sport.

Le Cascol Tennis fut construit de bric et de broc par la seule persévérance de Mr Rocher et des adhérents cheminots. Aucune subvention ne venait nous aider, le Comité d’Etablissement de la SNCF n’existait pas. La SNCF mettait le terrain à la disposition, sans aucune autre subvention.

Les présidents suivants ont, au fil des années, transformés les courts pour obtenir 6 terrains en béton poreux.

Les eaux usées du chalet (cuisine, douche, wc) étaient recueillies dans un puits perdu, avec les problèmes que l’on peut imaginer. A l’occasion de la demande du voisin (grands bâtiments face aux courts 1 et 3) de faire sur notre terrain son raccordement pour rejoindre le collectif, nous lui avons fait raccorder les eaux usées du chalet.

Présidents ayant succédés à PAUL ROCHET

Mr MEUGNOT  1972 à 1975

Mr CHARDON Louis  1975 à 1987

Mr GRENIER Charles 1987 à 1998

Mr CORCIONE Thierry depuis 1998 

Remerciements à Louis Chardon pour cette page d'histoire !